Nouvelle 24…(fin)

Publié le par covix

Nouvelle 24…(fin)

Il est midi, le quartier c’est vidé des véhicules, reste deux sergents de ville qui veillent que les habitants, piétons passent bien par le corridor, pas question de circuler avec les voitures. Je prépare un repas. Nous déjeunons. 14 heures, le téléphone sonne, c’est le commissariat qui nous invite à venir. Une tasse de café et nous voilà en route pour y faire nos dépositions.

Il y a des voisins et depuis plus longtemps. Certains sortent et regagnent leurs pénates. Le jeune homme est appelé, je ne connais toujours pas son prénom, j’attends mon tour, le temps passe lentement, c’est toujours long ces attentes. Je discute avec quelques connaissances du quartier, il s’agit bien d’un drame familial. Je me demande quel lien entre le jeune homme et ces voisins que je connaissais un peu. Dire que ce dernier en savait plus sur nous que moi sur lui.

Le même officier qui nous avait convoqué m’appela. Une fois dans son bureau, il me questionne, je répète ce que je lui avait déjà raconté, il retranscrit les mots sur l’ordinateur, l’accouchement de ma femme, les jumeaux, la fiesta que je fit et pour finir la nuit sur le banc du square, le rôle du jeune homme, le petit déjeuner au bar le Celtique plutôt qu’à la maison etc…

Le lieutenant revint plusieurs fois sur ce dernier aspect et surtout que je ne connaissais pas le pourquoi du comment que la rue était bouclé. Je supputais qu’il avait du entendre le tintamarre des véhicules dans le coin plutôt calme en temps normal. Je demandais au policier ce qu’il en était du jeune homme, il me répondit vaguement qu’il était encore entendu, mais si je le veux, je pourrais l’attendre. Je pris cette décision, même si le garçon n’était rien pour moi, j’étais entrain de penser qu’il allait surement avoir besoin d’aide.

La fin de journée approchait, un changement de brigade l’accompagnait, seul les enquêteurs de ce drame restaient en piste. Le jeune homme arriva par la sortie de l’escalier, il est livide, sans lui demander quoi que ce soit, je l’accueil nous partons pour la maison. Nous allions sortir quand le commandant vint vers nous, me prit à part, m’éloigna du jeune homme.

– Mr Bartsoris, prenez bien soin de lui, il n’a pas encore réalisé, je crois que ce jeune homme va avoir besoin d’un bon soutien. Il n’est en rien impliqué dans l’affaire, si ce n’est qu’il soit le neveu de la famille, c’était tout ce qui lui reste de parent, oncle et tente ont été assassinés par le beau frère de l’homme, ses jeunes cousins sont dans un état critique, ils ont été transféré à l’hôpital. Je crois que vous serez à la hauteur de la situation. Bon courage, et… Mes félicitations pour la petite famille et à madame.

– Merci ? Cela va être difficile, je ferais de mon mieux, je lui dois bien cela, au faîte… je ne connais même pas son petit nom ?

– Thomas est son usuel, Raoul, Louis de la famille Karkoï, à vous de jouer.

– Merci.

Le commandant me quittait et regagnait son bureau.

– Bienvenue Thomas, il y a encore de la place dans la maison, vous y serez bien, si on se tutoyait, d’accord.

– Heu !... D’accord, merci pour ton aide.

– Tu pourras rester le temps qu’il faut, qu’il te soit nécessaire.

Thomas me remercia, je n’en sut pas plus, d’ailleurs je ne le questionnais pas, il avait subit un choc qui sera long à digérer.

De retour au pavillon, je téléphonais à ma femme, l’informais avec une certaine délicatesse de cette journée, du pourquoi je n’étais pas venu la voir, je lui promis mon passage demain, elle accusa le coup pour Thomas, inévitable la télé allait relater le drame.

Thomas, qui travaillait, s’installa à la maison, j’avais pris contact avec un psy de ma connaissance qui le prit en charge… le temps passa, il était autonome dans un studio que j’avais aménagé pour le futur de l’aîné…

Je fus muté dans une grande ville de province, tout le monde suivit, même Thomas qui était comme un fils de la maison, il allait beaucoup mieux, ses cousins s’en étaient sorti, il les voyait de temps en temps, ces derniers étaient dans une famille d’accueil.

Une fois installé, j’avais trouvé une maison avec un grand terrain en dehors de l’agglomération, le pavillon était vendu, je lui trouvais un job dans une boite de pub, Thomas trouva un appartement, sa vie prenait une route nouvelle, il fit connaissance d’une fille qui vint partager son logis et le mariage posait ses jalons pour les années à venir. Une famille de substitution et celle de la jeune fille lui apporteront la stabilité qu’il avait besoin.

Covix-lyon©17/04/2014

Nouvelle 24…(fin)

Publié dans nouvel, enquête, Musique

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Dame mauve 19/04/2014 09:10

Une histoire rondement menée avec une fin très agréable.
Bonne journée et bonnes fêtes de Pâques.
Bisous