L'homme tranquille… 7

Publié le par covix

L'homme tranquille… 7

         

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 Marco, installé dans le salon de l’appartement de Jef, il avait reçu le feu vert de son supérieur, sachant que Marco de toute façon l’aurait fait, il a des comportements hors normes et tant que la réussite était au rendez-vous, il laissait faire, le commandant le couvrait, mais dans certaines limites, rien d’officiel !

L’huissier avait retiré les scellés, une fois Marco dans l’appartement, la porte refermée, il en reposa de nouveau. Il laissait Marco face à son destin. Marco avait de quoi tenir une bonne semaine, le frigo débordait de victuailles et des conserves dans le débarras. Il utilisait son portable, laissant la ligne fixe disponible et en état de surveillance par ses collègues de la criminelle. Lui-même avait relié l’appareil téléphonique à un magnétophone. Marco ne faisait pas de bruit, il ne fallait pas éveiller les soupçons. Il se dit que la saison était une alliée précieuse, les journées étaient encore au plus long et le soir dans l’entre-deux il se cale dans le canapé, à la nuit tombé il s’allonge dans la petite chambre, moins visible aux regards extérieurs, pas de radio, de télévision, il vit en ermite.

  Il remonte la vie de la victime, son embauche à Messages and Co, son cursus universitaire, la remise des diplômes, les éloges, une vie tranquille, peut-être trop tranquille pour Marco ! Son passage en primaire, en secondaire, rien qui puisse pousser quelqu’un à un meurtre, sauf un excès de jalousie ! Une rancœur remontant en surface.  Au fil des heures, il avait réussi à en savoir plus, des profs du primaire à ceux du secondaire, toujours les mêmes éloges, bon élève sans bruit, bon camarade, etc. Marco commençait à perdre patience, espoir, un homme ordinaire.  À l’université, une autre facette, oh ! rien d’extraordinaire, jouisseur de la vie, fêtard comme peuvent l’être les étudiants de son âge, des souvenirs annotés sur un carnet, une sorte de journal intime, cela fit sourire Marco, il se souvenait des soirées du temps où il était étudiant.

 Il fouille en silence, remue le débarras, une boîte à chaussures, elle est cachée derrière des caisses à outils, il s’en empare presque fiévreusement, comme un trophée !

 

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erato 13/07/2015 21:14

Et voilà ! plus d'encre pour continuer à un moment palpitant!!
J'attendrai!!
Belle soirée Covix