Fin d'été ou le combat des Dieux!

Publié le par covix

La gomme et le crayon!

La gomme et le crayon!

I

En cette période de la rentrée,

Lyon avec son crayon dans le cartable,

S’adjoint la gomme,

La rédaction peut commencer,

Nous sommes, en outils, parés,

Nostradamus l’avait chanté,

Henri V y serait couronné,

En cette ville au cours d’éléments déchaînés.

 

  II

 

Les dernières secondes d’une journée d’été,

Attendent sagement le printemps de l’hiver,

Les roses éclatantes de septembre,

Eblouissent nos regards de leurs beautés,

Glisse sur les âmes le souffle d’Éole,

Le vert tendre laisse sa place aux couleurs de l’automne,

Voler ce temps précieux aux jours qui s’enfuient,

Conte de la dernière pétale d’une rose attendant la bise qui l’emportera,

Les feuilles sèchent viennent embrasser le sol qu’elles fertiliseront,

Le rire du col-vert invite à l’insouciance,

Malgré ce monde en souffrance,

Les roses de septembre délivrent leurs humeurs,

Dégustation olfactive oh ! combien charmeur,

Laisser les pas vibrer au balancier du temps qui passe,

Au dernières secondes d’une journée d’été

 

       III

Dans le ciel bleu du matin,

Passent les colonnes de moutons blancs en transhumance,

Balade douce et calme au très haut,

Dans l’inférieur, agités les gros nuages sombres,

Pressés par la rage d’un vent exacerbé,

Les arbres plient, secoués, hurlent à la pitié,

S’annonce une journée que l’Homme ne peut maîtriser.

 

IV

Les Dieux s’étaient donnés rendez-vous dans un combat céleste,

Il se déroule sur cette terre, en couloir rhodanien,

Celui des vents opposés à celui des cours d’eau,

Le Rhône portait des vagues, l’empêchant de poursuivre son écoulement vers le sud,

Formation de remous vaseux, troublant sa verte transparence,

 Rageur, Éole faisait voler les chiffres des notes dans sa portée géante,

Rejoint par les marques du consommable,

Faux oiseaux affolés au-dessus des toits,

Arbres étêtés, des troncs brisés, laissant un pieu planté au sol,

Branches arrachées jonchant le bitume,

Déjà l’automne et son lot de feuilles mortes, tel Hermès,

Nous avait envoyé un signal en début de septembre,

Sous le sigle d’Henri, les éléments se guerroyaient,

Sécurité oblige, parcs de la Tête d’Or et de Gerland fermés aux promeneurs,

De ce capharnaüm au chant guerriers célestes,

Suit les pleurs des nuées,

Ces larmes lavaient le désastre d’un combat,

Comme les corbeaux dans la morne plaine,

Premier jour d’automne en cette fin d’été,

Victoire à la Pyrrhus pour une paix retrouvée,

Râ dans sa générosité en ce début d’après-midi,

Vient assécher les stigmates d’un monde agité.

 

Bernard cauvin©08/09/2015 -17/09/2015

Fin d'été ou le combat des Dieux!

Publié dans Lyon, poésie, Photos, rentrée, gomme, crayon

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missfujii 22/09/2015 22:54

j'aime beaucoup ton texte et l'illustration est superbe. ah les pavés me rappelle la ville ou je suis née, il en avait pleins

lisa 18/09/2015 16:37

très beau texte

LADY MARIANNE 18/09/2015 13:32

ha super tu as publié sur OB aussi !!
une très belle page de poésie !! où trouves tu le temps de faire tout dans une journée-
bravo !! big bisous !:

erato 17/09/2015 21:30

Très joli texte pour attendre l'automne et ses couleurs rougeoyantes.
Belle soirée Covix

lemenuisiart 17/09/2015 20:07

Une très beau duo

Bernieshoot 17/09/2015 17:36

un bien joli texte pour accompagner le crayon et la gomme