Lundi classique... 88

Publié le par covix

Lundi classique... 88
Lundi classique... 88

  En 1809, Beethoven est conscient de sa notoriété. Orgueilleux, il l’est, il veut en imposer à l’aristocratie Viennoise.

Mais il est encore plus conscient de sa dignité d’homme.

 Ses origines modestes, il en prend sa revanche, il évoque ce monde aristocrate « des esprits et des cœurs en dentelles », il en est parfois même grossier.

  Son orgueil il en joue en menaçant de quitter Vienne pour s’engager auprès du roi de Westphalie (Jérôme Bonaparte).

  Touché ! il reçoit une rente viagère en 1800, la plus importante connue dans le monde musicale,  de la part de son élève l’Archiduc, Rodolphe, du Prince Kinsky et du Prince Lobkowitz.

  Le 5e concerto achevé en cette année 1811, commencé depuis de nombreux mois avant. Il abonde en indications guerrières. (Chant d’allégresse pour la bataille), (À l’assaut), (Victoire).

 Longtemps pensé comme l’écho des évènements militaires de l’époque.

Les bombardements de Vienne après la campagne de Wagram.

 Mais très vite, le souffle de l’épopée intérieure de Beethoven est sa représentation.

Le concerto « l’empereur », c’est lui-même.

 L’œuvre achevée à Leipzig en 28 novembre 1811.

Il ne le jouera pas, sa surdité devenant de plus en plus présente, il ne voulait plus s’exprimer en public. C’est le jeune virtuose, Carl Czerny, qui aura l’honneur de l’interpréter pour la première fois à Vienne en février 1812.

 

 

Lundi classique... 88
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erato 16/05/2016 22:45

Une interprétation superbe , j'aime beaucoup.
Il a du être bien mortifié par sa surdité .
Belle soirée Covix

LADY MARIANNE 16/05/2016 15:25

quel malheur un compositeur sourd !un génie orgueilleux !!
une punition du ciel ??

margaux33 16/05/2016 10:07

magnifique . bises bonne journée