Mardi poésie chez Lady Marianne

Publié le par covix

 

 

 

Lady Marianne..

 

 

 

Un poème qu'on aime, quelques mots si l'on veut,
Lady publie nos liens

OU

nouveau-avec un thème ! 

"Zaza Rambette" nous propose. "Giboulées, et similaires".

 

 " Le temps passe et nous laisse des traces d'immobilisme!

  Pour ce défi de Lady, il m'a laissé dans l'attentisme.

    D'une lueur venue éclairer l'horizon, 

   La folle aventure des mots que nous écrivons.

   Pour ce défi, donc, plonger dans les lueurs des mots de la poésie est comme la vérité au fond du puits, mais il arrive que le seau remonte son lot."

B.Cauvin

 Oups!, le temps passe et j'avais oublié ce défi... Grrr

Giboulée.

De grands brouillards couleur de suie, 
Chassés par un vent sans pareil, 
Passent à plein vol : neige et pluie 
Tombent, brillantes de soleil.

Sur les toits, globule à globule, 
Pétillent grésil et grêlons ; 
Et la vitre tintinnabule : 
On croit ouïr des carillons.

Sans répit, la mitraille fine 
Sautille, étincelle, bruit : 
Puis une bruine argentine 
Filtre du nuage qui fuit.

Nul crayon ne pourrait décrire 
Ce temps qui change en un clin d'œil. 
Des pleurs se mêlent au sourire 
Qu'avril donne à l'hiver en deuil.

Une aveuglante soleillée 
Jaillit tout à coup du ciel bleu ; 
Il semble que la giboulée 
Darde mille aiguilles de feu.

Étoiles de glace fleuries, 
Prismes de cristal délicats : 
On dirait mille pierreries, 
Mille papillotants micas.

Mais ces joyaux se fondent vite. 
L'astre qui déjà flambe haut, 
Dans l'azur éclairci gravite 
De plus en plus clair et plus chaud.

En dépit de la bise froide, 
Ses obliques rayons tiédis 
Font mollir la ramure roide 
Des vieux érables engourdis.

Au fond des forêts que décorent 
Sapins verts et blancs merisiers, 
Les sirops odorants se dorent 
Au feu des résineux brasiers.

De l'écorce fraîche entaillée, 
Dans les vases de fin bouleau, 
Pure, cristalline, emmiellée, 
Goutte à goutte distille l'eau.

Maintenant le couchant rougeoie. 
L'oiseau, qui pressent les beaux jours, 
Raconte la première joie 
De ses vagabondes amours.

Huppe au vent, il saute, il pépie. 
La mère, au creux des brins douillets, 
Grelottante, en boule tapie, 
Réchauffe ses chers oiselets.

Preste courrier que nous dépêche 
La saison verte, oiseau, qu'es-tu ? 
Que nous chante la chanson fraîche 
De ton grêle sifflet pointu ?

Alerte et gentil hochequeue, 
Du haut des pins ne vois-tu pas, 
Par-dessus la colline bleue, 
Venir Mai, tout rose, là-bas ?

Pâques vient : monts, val et clairière 
N'ont point quitté leur blanc décor, 
Et la fauvette printanière 
Ne rossignole pas encor.

Nérée Beauchemin.

 

 

Publié dans Défi, Lady, Mardi, Poésie

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christian 14/03/2019 07:57

Un poème sensible et plein d'inventions comme ce verbe rossignoler. Je ne connaissais pas

gazou 12/03/2019 18:47

Un beau poème que je découvre ainsi que son auteur..Merci !

colettedc 12/03/2019 14:37

Très, très bon choix !!! J'♥ beaucoup ! Bonne poursuite de ce mardi ! Bises♥

Renée 12/03/2019 14:30

Il est magnifique ton choix Covix il décrit si bien le temps qui est en ce moment même si, nous sommes en mars. Bisous bisous

Mamyvel 12/03/2019 12:29

Bon choix, très beau poème, merci du partage

LADY MARIANNE 12/03/2019 11:22

excellent choix -
c'est très poétique-- on imagine les différentes scènes--
merci pour ce beau partage-
bisous-

mamykool 12/03/2019 11:08

Très bon choix ce poème est très beau, de plus tl décrit bien lemps qu'il fait en ce moment ici, bon mardi, bisous !

monica-breiz 12/03/2019 10:59

un poéme qui m à bien plut car j ai hésité pour le choix
kénavo Covix

ZAZA 12/03/2019 10:40

Voici un magnifique poème que je n'avais pas encore lu ce matin, merci ! Bises et bon mardi