Mardi poésie chez Lady Marianne... Maman

Publié le par covix

 

 

Lady Marianne..

 

 

 

Un poème qu'on aime, quelques mots si l'on veut,
Lady publie nos liens

OU

nouveau-avec un thème ! 

ZAZA nous propose

--- 

Maman.

 

 " Le temps passe et nous laisse des traces d'immobilisme!

  Pour ce défi de Lady, il m'a laissé dans l'attentisme.

    D'une lueur venue éclairer l'horizon, 

   La folle aventure des mots que nous écrivons.

   Pour ce défi, donc, plonger dans les lueurs des mots de la poésie est comme la vérité au fond du puits, mais il arrive que le seau remonte son lot."

B.Cauvin

Pour ce mardi, il y eu un problème de programmation, aussi je poste deux  défis.

J'ai choisi.

Lettre à ma mère.

" Mater dulcissima, voici que les brumes descendent;

les eaux du Naville déferlent sur les digues,

les arbres se gonflent d'eau

et la neige les brûle;

je ne suis pas triste dans le Nord

- non que je sois en paix avec moi-même,

mais je n'attends le pardon de personne:

j'en connais beaucoup qui me doivent des larmes

d'homme à homme. Je sais

Que tu ne vas pas bien, que tu vis

comme toutes les mères des poètes

pauvre et juste

dans la mesure d'amour pour tes fils éloignés.

Aujourd'hui c'est moi qui t'écris."

" Enfin- diras-tu- deux mots de cet enfant

qui s'échappa la nuit avec un manteau court

et quelques vers dans sa poche.

Pauvre, le coeur si prompt,

on le tuera un jour quelque part."

"Certes, je me souviens, je partis

d'une gare grisâtre où des trains tout chargés

d'amandes et d'oranges allaient au ralenti

vers l'embouchure de l'Imera,

ce fleuve plein de pies, de sel d'eucalyptus.

Mais je te dis en ce moment merci

- et je le veux- de l'ironie

que tu as mise sur mes lèvres,

aussi douce que la tienne.

Ce sourire m'a gardé à l'abri

des plaintes et des peines.

Et qu'importe si maintenant

j'ai quelques larmes pour toi,

pour tous ceux qui te ressemblent dans l'attente

d'on ne sait quoi.

Oh mort compatissante

ne touche pas à l'horloge qui bat

sur le mur de la cuisine:

toute mon enfance est passée sur l'émail

de son cadran, sur ses fleurs peintes;

ne touche pas aux mains, au coeur des vieillards,

Ô mort de pitié, mort de pudeur.

Adieu, ma chère, adieu, ma dulcissima mater."

Salvatore Quasimodo

 

 

 

Publié dans Défi, Lady, Poésie, Mardi, Maman

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Commenter cet article

gazou 21/05/2019 20:25

très émouvant ce poème

missfujii. 21/05/2019 19:46

Un grand poète italien

colettedc 21/05/2019 17:12

Magnifique choix ! J'♥ beaucoup !
Bonne poursuite de ce mardi,
Bises♥

LADY MARIANNE 21/05/2019 17:04

pas grave Bernard-- ha internet---
bon aprem ! bises-

ZAZA 21/05/2019 16:41

Une très belle proposition pour ce thème. Effectivement Bernard, il i a eu une erreur de casting. ????