En attendant la fin du monde

Publié le par covix

 

 

 

Le dernier dimanche de mars,

Au soir le souper sur la terrasse.

Dans la pénombre, je ne suis pas seul,

Un couple de pipistrelles est en chasse d’insectes.

La période hivernale est mise en sommeil !

Les chauves-souris sont en éveil.

La surprise viendra du lundi 1 er avril,

Et ce n’est pas un poisson, phénomène du jour,

Mais d’ouvrir grand les yeux qui n’en reviennent pas,

Trois semaines d’avance pour les Top Guns,

Pas encore au couchant, les martinets

Virevoltent dans le ciel lyonnais.

 

Les jours passent et plus de Top Guns,

Le 1er avril aurait-il fait un poisson naturel !

Un soir, aux environs du 10 avril,

Le vol énergique de cet oiseau m’interpelle,

Il est plus grand que la pipistrelle,

Son battement d’ailes est incessant,

Il chasse et passe au nid pour un ravitaillement.

À sa façon de faire, de voler, le doute n’est pas permis,

C’est une chauve-souris.

Du lointain dans la ville montent les slogans,

Lancées par les portes voix.

 

C’est un vrai feuilleton,

À la mi-avril, sortent, passent

Les martinets !

Cette fois-ci, pas de doute possible,

Ils sont guillerets.

 

Souvenirs d’enfance,

Dans des jeux en transes.

C’est froid, c’est tiède, c’est chaud, tu brûles,

Notre-Dame de Paris aussi, brûle !

C’est une situation dramatique qui ose beaucoup de questions,

Outre que cela est un événement exceptionnel,

Les médias sont dans la déraison,

Notre monde perd sa raison,

Cris d’orfraies, pleurs,

Mais quand est-il de ces pleureuses devant la vieille Sanaa ?

Quelques mots outrés pour Palmyre !

Et après, l’oubli, le néant,

Pourtant ce sont des joyaux culturels mondiaux.

 

 

Au nom du fric et de son Saint-Esprit,

Pas de gros dons pour lutter contre la déforestation,

Étrange, vous ne trouvez pas !

Dans quel monde vivons-nous ?

Que les grands Sachem,

Se réunissent au pied d’un baobab,

Palabrer en goutant quelques mets,

Fument le calumet de la paix,

Changent la vision du monde,

En finir avec les veaux d’or d’aujourd’hui,

Reconstruire les forêts.

Un million d’arbres suffisent pour assainir la planète.

Reboiser, ce qui a été détruit, un premier pas.

Créer de nouvelles forêts entre autres,

À l’image de la ceinture verte en Afrique,

Juste du bon sens pour cette pratique.

N’oublions pas, LA PLANETE NE NOUS APPARTIENT PAS,

Juste l’entretenir,

Comme nous le faisons sous nos toits.

Demain, après-demain, nos jeunes pousses la préserveront à leur tour,

Ils nous jugeront pour crime contre l’humanité si nous ne bougeons pas.

Continuons à bénir, louer, nos veaux d’or,

Et demain, la faune, la flore rigolera de notre disparition.

 

Les hommes sont fous,

Ne refusant aucune contradiction,

Prêchant l’amour et la refusant à ceux qui s’aiment !

Recherchant la paix et vendant la mort par les armes,

Pourtant il ne faut pas grand-chose,

Pour que l’Homme jouisse de la vie à grande dose.

B.Cauvin©avril 2019

Publié dans Jeudi, Poésie

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Commenter cet article

colettedc 11/10/2019 03:53

Comme c'est bon, ce texte !!!
Bises♥

lemenuisiart 10/10/2019 18:59

La fin d'un monde mais le futur sera avec des extrémistes de touts poils

Renée 10/10/2019 16:47

Waouhhh scotchée, c'est si bien dit et malheureusement si justement! Bisous

Martine Martin 10/10/2019 13:05

J'aime beaucoup ton poème. Les médias exagèrent tout c'est leur métier à nous de faire la part des choses. Oui j'ai été très triste du sort de Notre-Dame de Paris et pourtant je ne suis pas croyante mais parisienne tout simplement. Notre-Dame et le cœur de Paris (qui restera en mon coeur toute ma vie) et c'est son cœur qui a brûlé. Je rajoute que je suis athée. Cela ne m'empêche pas d'être sensible et très triste du sort des arbres notamment dans la forêt amazonienne. Bisous

monica-deniel 10/10/2019 11:43

merci pour ton cri du coeur c'est bien dit
kénavo