Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de covix-lyon

un début (20)

6 Juillet 2009 , Rédigé par covix Publié dans #souvenirs

      Les grèves sont finies, les urnes ont rendus leurs verdicts, la France a eu peur ! de quoi je me le demande encore, je reprends le chemin du travail, je suis repris, et retrouve mon poste, syndicalement c’est la débandade dans l’établissement, il me faut tout reprendre en main, seul quatre anciennes ont tenues le choc, je reconstruit la section, il y a plein de jeunes dans les ateliers, comme je ne suis pas un forçat, je me décourage un peu, j’étais sur le point de jeter l’éponge, dernière distribution de tracts,
Quelques jours plus tard je reçus une flopée d’adhésion de la part de ces jeunes, des filles et des garçons, il me faut tout réorganiser, c’est bon pour le moral, (la compagnie Créole) n’est pas encore là !, les élections arrivent, nous dressons la listes des candidats, aux délégués du personnel, 1 er collège, c’est carton plein, nous sommes tous élus, j’aurais eu un candidat de plus nous raflions la mise !, dans le 2ème collège c’est plus mitigé, rien chez les cadres, comme d’habitude, pour le ce nous sommes majoritaires en vois et comme je manque toujours de candidats nous ne gérons pas ce dernier, bon c’est pas grave. C’était en 1969
      Un petit retour en arrière, les fêtes de fin d’année je descend dans les Pyrénées, et  participe pour la première fois au passage de vie à trépas du cochon, c’était une belle bête nous étions quatre à tenir fermement chacun une patte de l’animal pendant que l’assassin (c’est le terme en abattoir) s’occupait de son travail, impressionnant, il m’est arrivé plus tard de tenir ce rôle deux fois. Après qu’il fut occis nous le lavons et rasons, aussi bien qu’un passage chez le barbier !, je vous passe les autres détails, 48h pendu au froid, puis c’est le travail de la conserverie,  trie des morceaux pour le pâté, la saucisse et le saucisson, ce ne son pas les mêmes, le gars qui ne peux servir ou qui sera en trop passera en bassine sur le feu pour y être fondue, puis à l’état liquide il sera reversé dans des récipients pour en faire de la graisse à cuisson, ah oui le premier jour nous faisons le boudin et la hure, dans le jus de cuisson du boudin, comme rien ne ce perd, on verse de la farine de blé et de maïs pour faire de la ‘’pate’’ il faut tourner avec une grosse cuillère sans arrêt jusqu’à obtenir un gâteau bien constant, on le verse dans des plats creux, rectangulaire ou rond, voire des assiettes creuses, on en donne à ceux qui sont venue nous aider, (la première fois que j’en ai mangé, pour s’habituer je met un peu de sucre dessus) dégustation, coupez une fine tranche de 2 cm environ et passez la sur une grille dans un feu de bois, sinon sous le gril du four, une fois chaud et doré sur le dessus, consommé, souvent on le prend en fin de repas comme dessert, d’ou le sucre, mais avec le temps je n’en met plus.
       Durant mon séjour je fût harcelé de question sur Paris à feu et a sang !, quel vision avait nos campagnes de ce qui c’était passé dans la capitale en mai, bien sur il y eu des violences, mais rien à voir avec un soulèvement, ils cherchaient un autre œil pour comprendre les évènements.
         Mon séjours prit fin, une semaine sans soldes, et je remontais sur Paris, reprenais le chemin de mes clients, la routine.
  En septembre 68, j’avais adhéré au PC, pendant le fête de l’humanité, faut dire qu’en juillet, j’avais, au court d’une conversation avec des camarades, attablé autour d’un succulent lapin en sauce, donc j’avais évoqué la possibilité de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les armées Russes, j’avais mis le feu à une mèche, il y en a un qui disait que si cela arrivait il déchirerait sa carte, les autres eux pensaient qu’il fallait attendre la décision du parti dans ce cas et réagir en fonction, mais personnes ne croyais une telle chose possible, ce qui arriva plus tard les contredits, et me donnaient hélas raison, mes amis me regardais bizarrement, puis Waldeck Rochet au nom du parti pris position contre cette intervention, c ‘est après cela que j’adhérais, il n’ y avais pas de cellule dans l’entreprise, donc j’étais dans celle du quartier,  je passais par l’école du parti, puis entrais au comité de section, ma vie politico syndicale fût bien remplie pendant quelques années. Dernier trimestre  1969, le chef de service me convoqua, je gagnais du galon, me voilà chef d’équipe, technicien niveau 1, de ce faite il me faut ouvrir un compte dans une banque, au coin de le rue à 50m de la boite il y avait une Bnp elle eue mes faveurs !, une4L fourgonnette, et des jeunes pour mon équipe, un parc de 850 clients à gérer, oui j’aimais bien, mais je me demandais ce qui me tombais sur la tête.
        Syndicalement, malgré que l’on me fit comprendre que…je continuais mon rôle,
Un révolutionnaire de salon comme je l’appelais, créa une section Cfdt et débaucha un de mes délégués, pas grave, même nous faisions alliance, ça mettais le pied à l’étrier pour cette section, bon je passe, la je vécue une période de camaraderie et d’amitiés très forte, qui continua après mon départ de la boite en septembre 1970.
    Oui j’avais décidé de partir, ça trottais dans ma tête, je pensais avoir un bâton de maréchal un peux trop tôt,  j’avais 23 ans. L’année ou je perdis mon pucelage comme on dit, un copine s’en chargea, je sais, je n’étais pas en avance mais on ne peux pas être partout en même temps, cette fin d’année marqua un tournant,  je rendais mon tablier au syndicat et au parti, je continuais à suivre néanmoins la vie politique, mais d’un œil plus critique, et cela me convenais mieux, je n’aime pas trop l’embrigadement, à l’occasion de l’union de la gauche je refis une tentative, ce fût un désastre, double langage et la jeune garde faisait des procès d’intention à des anciens droit dans leurs bottes, je claquais définitivement la porte, et ne votais pour un candidat communiste que si celui ci en valait le peine comme Jack Ralite Député maire d’Aubervilliers où j’ai habité un certain temps.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jj 11/07/2009 18:25

j'ai assisté aussi une fois, dans mon enfance, à ce "meurtre" du cochon, j'en ai parlé d'ailleurs (quand ma mère tomba de l'escabeau)... c'est un travail sans fin, parce que, comme on le dit, tout est bon dans le cochon, et donc tous les morceaux servent à quelque chose !! on n'en voit pas le bout... de cochon !!!BisesJj

covix 11/07/2009 19:55


Oui, c'est sur trois jours de travail, et pour corser, parfois on en faisait deux ensemble!
bisous