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Le blog de covix-lyon

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Vous y trouverez, des tranches de vie, mes nouvelles, poèmes, photos,de l'humour et mon sale caractère... copyright_sceau 00045474


Shin Sang-ok

Publié par covix sur 12 Septembre 2009, 23:04pm

Catégories : #film -musiques -livres

     Pour sa première édition le Grand Lyon Film Festival, organisé à Lyon du 13 au 18 octobre prochain, va mettre à l’honneur Shin Sang-Ok avec la projection de sept de ses films.


        À la fois producteur et réalisateur pendant près de 50 ans, Shin Sang-ok est une figure emblématique du cinéma coréen. Il commence à tourner au début des années 1950. C’est à partir des années 1960 que sa carrière va connaître un succès exceptionnel. Il monte sa propre compagnie, Shin films, qui s’impose vite comme la plus grande société de production de Corée. Fait divers extraordinaire, en 1978 il est enlevé par la Corée du Nord avec sa femme, Choi Eun-hee, devenue l’égérie de ses films. Il crée alors une nouvelle société Shin Films là-bas. Le couple parviendra à s’échapper en 1986, avant de poursuivre ses activités aux Etats-Unis. Shin Sang-ok est décédé le 11 avril 2006. Ses films des années 1960 restent un des sommets de son œuvre, faisant de lui l’un des plus grands réalisateurs et producteurs de l’industrie coréenne.
Les films sont présentés en copies neuves ou restaurées.

Les films de l’hommage

  • The Evergreen Tree (Sangnoksu, 1961)
  • Prince Yeonsan (Yeonsan-gun, 1961)
  • L’Arche de chasteté (Yeollyeomun, 1962)
  • Yeonsan le tyran (Pokgun yeonsan, 1962)
  • L’Eunuque (Naeschi, 1968)


Hommage produit avec la KOFA (Korean Film Archive) et le KOFIC (Korean Film Council), rendu possible grâce à Pierre Rissient

Source:Forum Association Racines Coréennes

BIOGRAPHIE

Shin Sang-ok ou l'histoire croisée du cinéma coréen

Né en 1926 en ce qui est maintenant la Corée du Nord, Shin Sang-ok étudie de 1941 à 1944 à l'Ecole des arts de Tokyo, retourne en Corée et participe à la production du premier film coréen, tourné après l'indépendance chèrement obtenue (décision de la Conférence du Caire, 1943, effective en 1945 ), Viva Freedom de Choi In-kyu. En 1952, en pleine guerre de Corée, il réalise son premier film à Taegu (dans le Sud de la péninsule ) The Evil Night. L'Armistice du 27 juillet 1953 le fixe dans la Corée du Sud où en 1954, il épouse la légendaire actrice Choi Eun-hee avec qui il conviendra de divorcer en 1976.
La maison de production qu'il a créée en 1952 (Shin Sang-ok Productions qui deviendra Seoul Films puis Shin Film Company ) arrive très vite au tout premier rang coréen. Dans les années soixante, elle produit une vingtaine de films par an dont quatre ou cinq en moyenne sont dirigés par Shin Sang-ok.
En 1974, un décret gouvernemental fixe à 14 le nombre de maisons de production autorisées. Celle de Shin Sang-ok n'est pas retenue. De 1975 à 1978, il essaye de trouver du travail dans différents pays d'Asie.

Choi Eun-hee est kidnappée par des agents nord-coréens à Hong Kong le 14 janvier 1978. A son tour, Shin Sang-ok est kidnappé le 19 juillet de la même année. Sa disparition est l'objet de rumeurs : Il aurait été assassiné par la CIA de la Corée du Sud.
En réalité, après une tentative d'évasion, une amnistie, une mise en résidence surveillée, une nouvelle tentative d'évasion et cinq ans de prison, il est finalement relâché en 1983, réuni définitivement à Choi Eun-hee et autorisé à établir sa maison de production Shin Film à Pyongyang.
C'est en 1984 que le gouvernement de Corée du Sud annonce officiellement les kidnappings, non moins officiellement réfutés par Shin Sang-ok lors d'un voyage en Europe de l'Est, au cours de célébrations en l'honneur du Leader Bien-aimé Kim Il-sung.
En février 1986, Shin sang-ok et Choi Eun-hee quittent Pyongyang pour Berlin et son festival, puis Budapest et Vienne … et l'ambassade américaine en Autriche où ils obtiennent un visa américain.
Le retour en Corée du Sud survient le 23 mai 1989 après trois ans de séjour surveillé aux Etats-Unis d'Amérique. La reconnaissance de sa maison de production par les autorités suivra.

Dans sa longue vie cinématographique, Shin Sang-ok dirige 73 films et en produit plus de 300 dans un contexte culturel de grande censure, jusqu'à la fin de la présidence de Chun Doo-hwan en 1988.


Au-delà des talents artistiques, techniques et commerciaux du Prince du cinéma coréen (un de ses surnoms ), on lira dans l'œuvre la part qui revient à l'exorcisme du siècle terrible et qui rend compte de son immense succès populaire. La culture traditionnelle coréenne, en danger d'éradication sous la férule nippone, revient en force dans les drames historiques réels ou inventés dans les mythes anciens comme celui de Sung Chun-yang, la geste la plus connue de l'imaginaire coréen.
Les mélodrames des années 50 correspondent à une autre reconstruction, celle de la société coréenne qui se départit du schéma confucéen reçu : montée en puissance de certaines valeurs occidentales, rejet de l'autoritarisme politique ou patriarcal, rôle changeant de la femme et des places respectives de l'homme et de la femme, apparition de la sexualité dans le discours, naissance d'une nouvelle culture urbaine, peur et attirance de la modernité, du capitalisme. A Flower in Hell renvoie à cette marche de la société coréenne vers la modernisation (et non pas vers l'occidentalisation seulement, même si les deux sont largement inséparables )
L'enfer du désir de A Flower in Hell traite aussi, et courageusement, de cette gueule de bois historique laissé par l'importance de la prostitution pour les forces américaines dans l'économie de survie de l'après guerre. On ne connaissait pas encore le drame des femmes coréennes esclaves des bordels militaires japonais.

Les sept films réalisés pendant les années nord-coréennes de Shin Sang-ok sont désormais interdits en Corée du Nord et difficilement visibles en Corée du Sud. Ils mélangent les œuvres personnelles et les commandes héroïques. Curieusement, le traitement des caractères féminins dans leur lutte contre une tradition d'asservissement ( une marque de fabrique du réalisateur ) y est absent, comme sont absentes les épopées des guérillas anti-japonaises du Soleil de la Nation et Gouvernail de la Révolution.


Source: bextes
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