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Le blog de covix-lyon

50 ans

25 Novembre 2009 , Rédigé par covix Publié dans #certains regards

Aujourd'hui, il y a cinquante ans que disparaissait Gérard Philipe, c'était une icône du monde de la scène, préférant perdre de gros contrats cinématographique et même Hollywood pour ce consacrer à sa passion pour le théâtre, je me souviens du choc que cela provoqua à cette époque.


GERARD PHILIP

 

 

Gérard Philipe, de son vrai nom Gérard Philip était un acteur de théâtre et de cinéma français4 décembre 1922 - 25 novembre 1959).

 

Biographie

Il naît à Cannes dans les Alpes-Maritimes. Fils de Marcel Philip (1893-1973), avocat possédant un cabinet de contentieux juridique, puis administrateur-gérant du Parc Palace Hôtel de Grasse, et de Marie Villette, il voit le jour dans une famille aisée. Il a un frère aîné nommé Jean.

Il suit toute sa scolarité au lycée de l'Institut Stanislas marianiste de Cannes où il est bon élève. Il y obtient, au début de la guerre, son baccalauréat.

Son père le destine à une carrière de juriste, mais, rencontrant de nombreux artistes venus se réfugier en zone libre sur la Côte d'Azur à partir de 1939, il décide de devenir comédien avec l'aide de sa mère qui le soutient dans ce choix. Il ajoute un "e" à son nom pour obtenir 13 lettres avec son nom et son prénom, chiffre porte-bonheur selon sa mère.

En 1941, le réalisateur Marc Allégret lui fait passer une audition, en compagnie de son amie Danièle Delorme, et l’envoie prendre les cours d’art dramatique de Jean Wall et Jean Huet à Cannes. Le comédien Claude Dauphin le fait jouer au théâtre à partir de 1942 avec Une grande fille toute simple d’André Roussin au casino de Nice.

En 1942, Marc Allégret lui fait jouer une silhouette dans son film La Boîte aux rêves, réalisé par son frère Yves Allégret.

En 1943 la famille Philipe s’installe rue de Paradis à Paris où Gérard s'inscrit au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, suit les cours de Denis d'Inès puis de Georges Le Roy et obtient le second prix de comédie. Il participe à la Libération de Paris en 1944 en faisant partie de la résistance française (FFI) alors que son père est un collaborateur reconnu.

Gérard Philipe se fait connaître au théâtre où il obtient son premier succès et la célébrité à l'âge de 20 ans, en pleine Seconde Guerre mondiale, dans le rôle de l'ange dans Sodome et Gomorrhe de Jean Giraudoux en 1943.

En 1943, il rencontre Nicole Fourcade, une ethnologue épouse d'un diplomate. Ils tombent amoureux l'un de l'autre en 1946 et se marient le 29 novembre 1951 à la mairie de Neuilly-sur-Seine dans une totale intimité après qu'elle a divorcé de son premier mari. Ils deviennent tous les deux compagnons de route du parti communiste français. Il rebaptise son épouse Anne parce qu'il trouvait ce prénom plus poétique. Ils ont deux enfants : Anne-Marie Philipe née le 21 décembre 1954, devenue écrivain et comédienne elle aussi, puis Olivier Philipe né en février 1957, et s'installent boulevard Inkerman à Neuilly, puis rue de Tournon.

Son succès au théâtre et en tournée explose avec la création de Caligula d'Albert Camus en 1945.

En 1947 il joue dans le film Le Diable au corps de Claude Autant-Lara et devient une célébrité du monde du spectacle français.

Entré au Théâtre national populaire de Jean Vilar en 1951, il remporte de nombreux succès à Paris, en tournée, au Festival d'Avignon (Le Prince de Hombourg, Le Cid de Pierre Corneille, Richard II), en jouant un répertoire classique, et en mettant lui-même en scène plusieurs pièces de Musset ou des auteurs contemporains comme Henri Pichette et Jean Vauthier. (En 1953 il auditionne avec Jean Vilar un nouveau comédien, Philippe Noiret qu'il intègre à la troupe).

En 1952 il joue Fanfan dans Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque avec Gina Lollobrigida, ce qui lui vaut de devenir une idole héroïque des jeunes aux quatre coins du monde.

Dans le même temps, sa jeunesse et son charisme d'exception triomphent internationalement à l'écran dans des films de Christian-Jaque, Claude Autant-Lara, René Clair, René Clément, etc.

Acteur engagé, il est un des premiers à signer la pétition de l'appel de Stockholm en 1950 contre l'armement nucléaire en pleine guerre froide, et devient président du syndicat français des artistes-interprètes où il se révèle être un grand chef syndical pour les métiers artistiques du cinéma et du théâtre à partir de 1958.

En 1959, le 25 novembre en pleine gloire, à l’apogée de sa popularité, doté du génie de la comédie et d'une aura artistique hors du commun, alors qu'il vient de finir le tournage du film La fièvre monte à El Pao de Luis Buñuel au Mexique et alors qu'il souffre d'un cancer du foie, il est emporté par une crise cardiaque à Paris à l'âge de 36 ans, plongeant dans la tristesse ses nombreux admirateurs et surtout admiratrices. Il est enterré dans le costume de Don Rodrigue (Le Cid de Pierre Corneille, conformément à ses dernières volontés, au petit cimetière de Ramatuelle, près de Saint-Tropez).

Le nom de Gérard Philipe a été donné à de très nombreux théâtres et maisons de la culture, dont le Centre dramatique national de Saint-Denis, ou les théâtres municipaux d'Orléans, Montpellier, Meaux, Calais, Champigny-sur-Marne, Saint-Cyr-l'École, Liège, Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Nazaire, etc.

Anne Philipe, sa veuve, a écrit deux biographies de son mari, intitulées Souvenirs (1960) et Le Temps d’un soupir (1964).

 

 

Un père collaborateur, un fils résistant

À Grasse, Marcel Philip, le père de Gérard Philipe, ancien avocat, collaborait avec les Allemands : il était administrateur du Parc Palace Hôtel, lieu de rencontre des Allemands et lieu de résidence de l'état-major mussolinien. De plus, il était délégué régional et membre du comité directeur du Parti populaire français (parti créé par Jacques Doriot) pour les Alpes-Maritimes.

À l'extrême opposé, en août 1944, son fils se battit aux côtés des résistants lors de l'insurrection pour la libération de Paris. Gérard Philipe avait de nombreux amis parmi les résistants. Il participa à la prise de l'Hotel de ville de Paris en Août 1944.

Le 24 décembre 1945, la cour de justice des Alpes-Maritimes condamnait le père de Gérard Philipe à mort pour intelligence avec l'ennemi et appartenance à un groupe anti-national. Il fut emprisonné d'abord à Saint-Denis, puis à Grasse. Son fils tenta d'influencer ses propres relations pour l'aider et n'y arriva que partiellement. Son père s'évada en 1945 (à l'époque, son fils jouait à Paris la pièce de théâtre Caligula) et s'enfuit en Espagne et fut condamné à mort par contumace.

Marcel Philip ne reviendra en France qu'en 1968 suite à une amnistie sans avoir pu y revoir son fils, mort en 1959. Toutefois, Gérard Philipe et sa mère rendaient visite à Marcel Philip en Espagne.

 Source Wikipédia

  

 De mes souvenirs restes, les films, Fanfan la Tulipe, évidement, L'idiot, La chartreuse de Parme, Le Rouge et le Noir, Les grandes manoeuvres et Si Versailles m'était conté, pour les pièces de théatre trop jeunes pour en avoir vue, mais l'engouement de ces prestations sont présentent, reste dans mon inconscient.

  Une petite pierre au témoignage de ce souvenir à vous faire partager.

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Commenter cet article

Jj 27/11/2009 10:00


je n'ai donc pas connu de son vivant ce très bel artiste ! le Delon de l'époque ! il aurait 87 ans ! ... 
je vais aller revoir son doux visage sur le net !
bisous
Jj 


covix 28/11/2009 00:29


Un ange et un démon, il fallait qu'il fassse deux films l'un ange et l'autre démon dans l'année, ceci pour ne pas s'enfermer dans une carapace.