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Le blog de covix-lyon

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Vous y trouverez, des tranches de vie, mes nouvelles, poèmes, photos,de l'humour et mon sale caractère... copyright_sceau 00045474


Comme dans une tragédie!

Publié par covix sur 22 Mai 2010, 13:26pm

Catégories : #certains regards


La rue!

Je reviens sur la rue, en faîte nous y passons, si je puis le dire ainsi, de long moment. c'est un lieu où ce télescope, l'amour la haine, la joie la peine, une scène de théâtre permanente, du vaudeville à la tragédie grec, où les blessures de la vie ne ce cachent plus. Celles de l'insouciance aussi. On y croisent l'homme blessé, la femme torturée par les sentiments y compris les siens, l'enfant apeuré ou plein de gaité, les amoureux pour qui la rue n'est qu'un corridor pour leur vision, pour ceux à l'aventure offre un gué de passage vers de nouveau horizons, parfois juste un rêve!, elle est la cour de récréation, de nôtre enfance échappée, par ces innombrables festivités. Reflet aussi de la misère du monde auquel nous ne prêtons plus attention. l'homme, seule, bafoué par la destiné, digne d'un Ulysse perdu sur ces flots de macadam, l'homme qui en fait son toit, sa demeure, vaste propriété dont pour lui la propreté compte le plus. Sortant de son logis de couverture, titubant d'être encore dans le monde de Morphée, rangeant ses quelques affaires dans un sac pour les retrouver la nuit prochaine, le reste les plaçant délicatement dans une poche d'un commerce anonyme, l'homme blessé dans sa solitude, dans son monde, comme si le ciel était son toit, comme si ce bout de macadam ou de terre battue, le parquet de sa demeure, ramasse toujours avec cette délicatesse, les détritus laissés, non par lui, mais les autres, ceux pour qui la rue est une poubelle à ciel ouvert, ceux qui la nuit venue sur un parking en font dans leur auto, un lieu de soulagement avec une fille moins attirante que celle de nos footeux, mais tout aussi réelle, ceux qui, laissant les volutes de résine les enfermer dans un univers dont les rires et la sono digne d'une boite de nuit les tiens en haleine. Ceux que l'alcool d'une soirée bien chargée abandonnent ici pour décuver. Contraste entre un homme blessé par les méandres de la vie et de jouisseurs peu soucieux de parcours, dont pourtant quelque part ils en sont. Les rôles de la tragédie ce redistribuent, la rue est le théâtre des prétendants contre elle faisant et défaisant son métier, en attendant un Ulysse imaginaire, où Télémaque, dans son impuissance envers eux, remet de l'ordre dans sa demeure, lui aussi attend un hypothétique Ulysse. 

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