Divagations....suite

Publié le par covix

divigations
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Divagations ! ...

 

Monsieur...monsieur...réveillez vous!... vous ne pouvez pas rester ici...la Seine est en crue, elle emporte tout sur son passage...

Hé!...vôtre chapeau...

Oh!...gardez le... j'ai mon parapluie,

point de souci avec lui...

 

   L'ombre s'éloignait dans le rideau venu du ciel, où partait-elle, c'est l'image qui s'enfonce dans le tain de la glace, passer de l'autre côté du miroir, peut-être que là bas il fait plus beau, peut-être que les escaliers mènent nul part, au pays des ailleurs, que seul les papillons sont admis, les abeilles aussi batifolantes de fleurs en fleurs, plongeant leurs trompes dans ces corolles amoureuses. Offrandes des pétales écartées afin d'êtres fécondées.

  Un escalier apparemment sans fin, montant dans l'éther, au bout un long palier. Un tapis nuageux, laissant la démarche souple et dansante, feutrée, douce et légère comme un envol de plume.

  S'enfonçant à son tour dans le rideau de perles noires, transparentes, s'écrasant sur le sol en venant y mourir ou dessinant moult ronds dans l'eau troublée du fleuve, plus il s'éloigne dans celui-ci, moins il atteint l'autre rive du miroir.

  Un instant bleuté, comme l'alouette échappatoire de quelques minutes. Une porte au fond ensoleillé, s'ouvre devant ses yeux.

 "Je vous attendais"...dit une voix. Choisir la porte ou continuer dans le tain du miroir, si je choisi le tain je ne sais où cela mènera, ...continuer dans ce rideau diluvien.... rencontrer les abeilles, les fleurs... Glisser le corps trempé dans cette douce chaleur qui viendra à sécher la peau.

  Un autre miroir, peut-être, s'y engouffré, respirer à plein poumon la beauté s'étalant au regard.

  Des mains, oh ! pas cinquante, deux seulement retirant délicatement les oripeaux qui seront suspendu sur un fil imaginaire, flottant dans une bise et portée de chaleur.

  Elles caresses le corps qui s'assèche à ces frictions pleine de tendresse, les attraper, elles sembles fuirent, ce sont elles qui m'entrainent dans une course de gamins jouant à cache-cache, jeu un peu oublié avec le temps qui passe derrière le voile de l'adolescence.

  Vu, chat... ici touché, retenu, aspiré, enlacé dans une lutte virile, chuter sur la ouate de la vie qui nous emporte dans une étreinte torride comme le soleil Andalou...

  C'est Pan, jouant de son Syrinx, déroulant sa musique qui couvre le corps de son amour. Succombé, aimé, fécondé...dame nature en cette chair revit. Phoenix, le bel oiseau renaissant de ses cendres, printemps épanoui... chassant l'hiver de la vie...

  Autre miroir aux alouettes dans cet automne qui encercle de ses ondes. Saison de l'âme ou ce mélange l'été et le printemps au bout de celles-ci, comme le repos de la terre labourées, ensemencées.

  La porte s'est refermé dans ce paradis retournant à sa chaleur, une autre jeunesse...

  Simplement vêtu d'un pagne de roseau, sur le palier quelques pas... une trouée... l'enjamber ou prendre l'escalier vers ce vide sidéral. L'enjamber semble peu possible, sauf d'avoir des échasses hautes comme des séquoias... non l'escalier est une possibilité alternative à celle de rester sur le palier.

  Pan regarde... amusé par le réflexion, déroule ses notes de Syrinx, chante son amour partagé entre la Nymphe et Daphnis, son jeune amant...

 

Covix-lyon©16/11/2011

 

 

La première partie est dans Désirdhistoires 46 du vendredi 18/11/2011

Publié dans nouvel

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monique 75 19/11/2011 09:59


Bonjour Covix beau texte avec cette impression qu'ailleurs il fait toujours meilleur


comme derriere le tain de la glace


bon samedi amitiés monique

covix 21/11/2011 19:12



C'est sympa, je n'avais pas vu cela en l'écrivant, j'aime quand on ce l'appropie et ressent autre chose...


Bises