Errance !

Publié le par covix

 

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Errance!

 

Loin de toi, mon coeur s'ennui',

La vie s'enfui',

Mon âme en chemin devient errante,

Alors qu'auprès de toi elle est conquérante,

La flamme de l'amour vacille,

Au fond de mes yeux encore elle brille.

 

Moins loin qu'hier brûle ton corps,

Il y a sur ma peau tes braises ardentes,

Qui ne se consument, elles y sont résidentes,

Il les porte comme un tchador.

 

Vaste tromperie de l'espace,

Qui se mire dans la glace,

Ton ombre m'y pourchasse,

Elle m'enlace.

 

Loin de moi tu en es si près,

Allongé sous l'ombre du Cyprès,

Tes ondes m'emprisonnent dans leurs bras,

Souffle de grands airs d'Opéra,

Passe mon âme le doux ennui,

De ton amour en nostalgie,

Le miroir a deux visages, l'un s'enfui,

L'autre imprégné d'amour son iconologie.

 

Cela ressemble à hier,

     moins encore, aujourd'hui

                  il y a une heure

                        une minute

                        une seconde

                                 s'appui,

Ton, notre amour altière.

 

Sur les joues glissent les perles de rosé,

Sueur de ton absence déposé,

Loin de toi mon coeur se langui,

Viens te serré au passage sous le gui.

 

 

 

La sève de mon amour vie dans ton corps,

La tienne en moi plus encore,

Elle vient de ces jours d'été,

S'accroche à l'arbre comme la feuille au vent d'automne,

Ce calfeutre à son âtre en hiver en toute variété,

Au printemps elle exulte, libère sa force  et en tonne,

Ton âme vie dans mes veines,

Que ton absence me peine.

 

Une seule seconde loin de toi,

Bouscule mon toit.

 

Regardes comme coule paisiblement l'onde du canal,

Nos pas s’égrainent à contre-sens,

Sous sa douceur pointe en nos yeux le lacrymal,

Glissons nos corps dans l'herbe verte, envie des sens,

La vie ne devrait elle pas s'écouler aussi paisiblement,

C'est ce qu'entend le coeur des amants.

 

Les secondes sont des heures,

Prisonnier dans le miroir aux alouettes,

Leur bonheur n'est pourtant pas un leurre,

Ce chemin leur silhouette,

Le notre est dans la feuille de tain,

S'y reflète au long des jours,

Qu'à jamais il ne s’éteint,

Voyeur je l'admire à contre-jour.

 

Une seule seconde loin de toi,

Bascule mon toit,

       Tu t'enfuis,

                    Je m'ennuis.

 

Covix-lyon©19/03/2013

 

 

 

 

 

Publié dans poésie

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flipperine 22/03/2013 11:53


on pense tjs à celui ou celle que l'on aime