Impressions...

Publié le par covix

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Sur la voie sacrée

 

 

      Ce matin là, debout avant le lever du soleil, de bonne heure et l'humeur à son égale... entre six heures quinze et trente, nous quittons cette préfecture pour une autre qui nous attend, la visite du centre Pompidou en prime... du moins dans les prévisions.

    le jour commence à montrer son bout de nez, nous naviguons entre nuit et jour, c'est indécis, irréversible, le jour l'emportera.......

   Nous roulons sur cette route lourde d'histoire, la voie sacrée entre Bar le duc et Verdun, lieu d'une des plus grandes batailles de la grande guerre, dont nous célèbrerons dans peux d'année le centenaire de sa déclaration. cette période ouvrira la porte au vingtième siècle sur ce qu'il à eu de plus horrible sur tout son parcours, par certain coté, pas de regret de le voir partir dans l'histoire...

    La voie sacrée, c'est le lien de l"arrière vers le front, c'est le ravitaillement, la chirurgie, la concentration de troupes, un défilé incessant de véhicules et d'hommes à pied. Cette voie permit la victoire de Verdun.

   Ce matin le sourire chaleureux du soleil fait transpirer la terre. Des prés, des bois, collines et vallons s'élèvent cette sueur bleutée, signe d'une belle journée, de chaleur, me disait on quand j'étais minot.

   << 7h du matin, je me lève, ouvre la fenêtre de la chambre, les volets de bois, je regarde autour de la maison.... une voix me parvient de la salle commune....Bernard... regardes le bas du village, la brume est bleue ou blanche...Bleue.... parfait, la journée sera belle et chaude, on vas pouvoir ramasser les blés. Voilà comment je sus si c'est blanc le beau temps nous manquera, si elle est bleue, c'est comme dans les yeux, un air joyeux. >>

   Oui elle est bleue, gris bleu, parfois épaisse ici ou là, c'est un décor de carte postale, ou une photo d'artiste, voir une mise en toile par un peintre, reflet d'estampes asiatique....dessinées avec un fin pinceau. Des corps d'arbres, le feuillages ne les habillants pas encore, sortaient de cette brume, nous offrant la poésie du paysage.

   A l'horizon, sur la droite, le disque rouge apparait, il se glisse entre ces voiles, parfois il pâlit, consterné par ce que lui racontent les arbres, ils sont des spectres, ceux des hommes, des gaillards qui donnaient leur sang, nourrissant cette terre.

   Sur la gauche, le flanc de la colline nous accueil, nous roulons sur le ruban qu'elle déroule sous nos "pas", en son sommet, la brume est plus drue, sombre, sa forme laisse pensée à un corps d'armée très serré, les hommes aux allures irrégulières, la sueur s'évaporant au dessus d'eux et ce répandant dans l'éther. Mon regard est attiré par un étrange ballet, les trois pales passent avec une certaine constance, elles sont libres de tout support, naviguent au dessus de cette masse sombre. Ce moulin qui tourne, n'est autre que la faux de cette déesse immonde qui foudroie, broie tous ces jeunes hommes et amoncelle leurs corps sur lette colline, c'est sans doute honteuse qu’elle cache son corps sous cette jupe brume.

   Tournes, tournes tes hélices, rappelles toi le temps où tu étais une femme laideronne assoiffée de sang, tu virevoltais sur cette voie sacrée, ici nous en avons le souvenirs en ce levé du jour.

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Publié dans poésie

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