Jauni...

Publié le par covix

 

 

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Jauni....

 

 

Papier jauni par le temps, atmosphère lointaine,

Volet fermé, laissant passer un rai de soleil de ce bel été,

Dans lequel danse les particules de poussières enchantées,

Rêvassant en cette partie de nuit au coeur du jour, point turlutaine.

 

La matinée harassante, déjà brûlante, piquantes des gerbes de foin,

Le char tiré par les gasconnes, nous ramène à la ferme,

Un plongeon dans l'eau fraîche du canal redonne vigueur à l'épiderme,

Séché par le soleil, désir d'amour comme témoin.

 

L'odeur poussiéreuse du grenier fraîchement balayé, pour la moisson paré,

Elle envahie la chambre dans laquelle je repose,

Ce mélange à celle présente et intempérée,

Loin de m'affecté comme une overdose.

 

Deux petites heures, avant de basculer le foin au dessus de l'étable,

Les passer, piser, présenter devant la passe aux râteliers,

A grands coups de fourches, giclent les gerbes, gestes inconfortables,

Viendra assez vite le temps de l'aisance des bottes bien liées.

 

Chaudes journées d'été, les graminées moissonnés,

Étagées sur la gerbière, attendant d'être battus,

Agitation des femmes, des hommes, des enfants dans les maisonnées,

Le monstre s'installe dans la cour, c'est son statut,

A bonne distance le tracteur, une courroie entre lui et elle,

Moteur! ce n'est pas du cinéma bien que la comédie soit de mise,

S'agite en grand bruit la vieille demoiselle,

les gamins servent à boire aux hommes sans chemises,

La demoiselle avale les gerbes comme une gloutonne,

C'est qu'il ne faut pas perdre de temps avant qu'il ne tonne,

A la presse je place les fils de fer,

Que la lieuse attachera dans ce concert...

Des hommes, dont j'admire la stature, élèvent ses bottes,

Aidé par un palan, d'autres les rangent comme une dote.

Le sac sur les épaules, traversant la cour,

Montant vers le grenier, les versés tour à tour,

Blé, blé avoine, avoine et l'orge, du premier au dernier.

 

 

Après le battage, lors du repas le soir,

Les regards ce portent vers l'Éther noir,

Une étoile ce déplace lentement, traversant l'univers,

Telstar passe il brille comme une star de cinéma,

Admiratif, dubitatif il nous met la tête à l'envers,

Alimentant la conversation, le temps de ce cosmorama.

 

Quand Morphée m'emporte vers son long voyage,

Enivré des effluves chaudes des graminées,

Alimente le jauni d'un autre âge,

Ou passe les photos de ces années...

 

Covix-lyon©23/06/2011

 

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Publié dans poésie

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gavroche 25/06/2011 10:23



Bonjour belle poesie de cette journee d'ete.


bon week-end amities



covix 25/06/2011 15:46



j'ai encore ses senteurs et images en moi, c'est l'été et comme un mineur revenant du fond, tout refait surface...avec le soelil, le ciel bleu... les villages .... 


@mitié