l' Aventure (suite)

Publié le par covix

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Les flots...


   A l’orée des bois, les adultes avaient monté une cabane à mi hauteur entre les branches des petits arbres, de grandes feuilles de bananier servaient à les protéger d’éventuels pluies et animaux. Leur nuit fût des plus calmes, seul les chants d’oiseaux nocturnes en troublaient le silence, l’aurore pointait le bout de son nez, la fraîcheur du matin les réveilla, les corps dénudés courraient vers la mer et y plongèrent, comme salle de bain ce n’était pas mal, le soleil finira de les sécher. Pour déjeuner les fruits ont fait l’affaire, ils remontèrent dans les barques et pagayant vers le Varna où ils embarquèrent et remontèrent les embarcations, les jeunes hissaient la voile, François et Georges remontaient l’ancre, Thomas barrait, le bateau s’éloignait lentement, prenant le vent il longeait toujours la côte, une grande baie s’offrait à leurs regards émerveillé, c’était un paysage de rêve, il semblerait que si l’on vivait ici, le temps n’existerait plus, c’était un endroit paisible, chaleureux, les cinq observaient, notaient, dessinaient, les yeux tout pétillants ils s’inventaient une vie les doigts de pied en éventail. Une fois l’anse passée, le Varna bifurqua le long d’un nouveau paysage qui devenait moins hospitalier, de hautes falaises abruptes, dont les sommets semblaient nues, pas l’ombre d’un seul arbre, Jules faisait les relevés, prenait des croquis, Georges et Thomas ce regardèrent, pas un mot d’échangé le simple échange visuel complice les amenas à approcher le navire dans une crique, comme la veille ils mirent les barques à l’eau et ramèrent jusqu'à la plage, ils y débarquaient, sur les parois escarpées, d’un regard Thomas trouva la possibilité de grimper sur le sommet de la falaise, une corde avec un grappin pourrait finir à les aider dans l’ascension, finalement ce ne fût pas si dure et une fois en haut, ils écarquillaient les yeux... Une plaine à perte de vue, seule à l’horizon sur leurs droite apparaissait la sombre forêt dont ils avaient connues les bords hier au soir. Georges prenait la longitude et latitude des lieux, Jules continuait ces croquis et le groupe s’enfonça dans les terres, après deux heures de marche dans ce désert vert, la décision d’arrêter l’exploration était prise et ils campèrent en ce lieu, trois bouts de bois long d’un mètre et une toile servait d’abri pour la nuit, ils dormaient à même le sol. La litière était dure mais tant pis pour le confort élémentaire la fatigue les emportera dans les bras de Morphée.

 

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