L'homme du jour.

Publié le par covix

 

Il y a 60 ans disparaissait

Ambroise Croizat,

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    Fils d'un ouvrier métallo (Antoine Croizat) et d'une mère tisseuse de velours (Jeannette Piccino), il est né le 28Janv 1901 à Notre-Dame de Briançon, décédera le 11Fév 1951 à l'Hôpital Foch de Suresnes en région Parisienne. Homme politique, syndicaliste, combattant pour la dignité de l'homme, paroles et actes ne font qu'un chez cet homme de convictions. Il est l'un des cofondateur de la sécurité sociale, je dirais même sont "MILITANT". En tant qu'ancien métallo, son nom reste attaché à la fédération C.G.T de la métallurgie.

   En 1914, son père part sur le front, il le remplace en usine à l'âge de treize ans. Apprenti métallurgiste, il suit en même temps des cours de l'école du soir et devient ouvrier-ajusteur dans la région Lyonnaise.

 

   En 1917, il s'inscrit aux Jeunesse Socialiste et adhère au Parti Socialiste en 1918, il sera un chaud partisan au rattachement de la S.F.I.O à l'Internationale communiste. Il anime les grandes grèves des métallos Lyonnais. En 1920, il adhère au Parti communiste et devint un dirigeant des Jeunesses de ce parti de 1920à 1928. Il est nommé secrétaire de la fédération des métaux unifié en 1929 jusqu'à sa mort en 1951. Il devint aussi membre du Comité central du P.C.F, puis membre du bureau de la fédération de la jeunesse. Son engagement le ferra parcourir la France.

  En 1936, dans le retour de l'union syndicale, (refondation de la C.G.T avec la fusion de la C.G.T. Unifié proche du pc et de l’ancienne C.G.T), il devint de faite le secrétaire général de la fédération unique de la métallurgie. C'est à ce titre qu'il négocie les accords de Matignon en 1936, pour la métallurgie, mais aussi pour les grands magasins, rapporteur sur les lois des conventions collectives en tant que député du P.C de la Seine, 1936/1940.

  Il sera de ceux qui approuva le pacte Germano-Soviétique. Il sera arrêté dans la nuit du 7au 8 septembre 1939, comme les autres députés communistes, déchu de son mandat le 20/02/1940, le 3 avril de la même année il est condamné à 5 ans de prisons et 4000frs d'amande.

  Sa vie carcérale ne sera pas de tout repos, il déménagea 14 fois de lieu, pour finir à la "Maison Carrée" proche d'Alger, d'où il sera libéré le 5 fév 1943., suite au débarquement allié en Afrique du Nord. La C.G.T le nommera à la commission consultative du gouvernement provisoire d'Alger.

  Après l'annulation de sa déchéance d'élu, le 28/10/1944, il peut siéger à l'Assemblée consultative provisoire, au titre de la centrale syndicale.Après la libération, il est élu au deux Assemblées constituantes. (21/10/1945 et 02/06/1946) Puis à l'Assemblée Nationale de 1946 à 1951.

 

  Il sera ministre du Travail du Général de Gaulle (21/11/1945) et Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale(28/01/1946 au 16/01/1946) sous les gouvernements Gouin et Bidault) et du 22/01/1947 au 04/05/1947 qui marquera la fin des communistes au gouvernement.

 

  La Sécurité Sociale, sans son effort particulier n'aurait pas vue le jour, certains ne voulaient que reprendre les assurances sociales d'avant guerre. Ambroise Croizat combattit becs et ongles pour faire adopter l'assurance maladie, la caisse familiale, la caisse de retraite et celle des accidents du travail.

  Pas de locaux, c'est avec des planches et ds bouts de ficelles qu'il fit monter des accueils provisoires sur les places des villes. Le corps médicales fit une grosse résistance au projet, ce n'est qu'avec mobilisation des travailleurs que fini par être signé des accords entre le corps médicale et la sécu naissante... Si les feuilles de maladies commençaient à sortirent de terre, leurs cheminement ne ce fit pas tout seul, c'est ainsi que les salariés ce prirent en main sous son impulsion ( Ambroise Croizat, parcourrait le territoire en long et en large pour trouver des volontaires) c'est ainsi qu' ou plusieurs correspondant existaient dans les lieux de productions, magasins etc... récoltant les feuilles de maladie et les portant au centre de sécu qui les traitaient...

En 1961, j'ai connu cela dans l'usine où je travaillais, après cela évolua) voilà, la sécu est une conquête sociale, du aux courages des hommes, une fois de plus... elle est gravement menacé... relevons le défit!

 Pensons à cet homme aussi qui n'était pas un "politicien" mais un homme au service des hommes!

 

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sumadrad 18/02/2011 20:09



c'est extrememnt interessanbt ton texte !! précis !! vrai!! il fallait le faire !! bel hommage !! de grande qualité!! pour un homme hors du commun..........bravo


bonne soirée


amitiés


sumadrad



covix 19/02/2011 00:05



Oui, c'était un homme hors du commun, un "combattant du social", la sécu n'est pas née d'une signature en bas d'un texte... il fallut des hommes comme lui pour qu'elle sorte de terre et s'impose
à tous... ça on l'oublie et depuis les ordonnaces des années 60 signées par le Général De Gaulle elle est attaquée sournoisement par les gouvernant qui leur préfère les aasurabnces privés à ce
joyaux sociale.


Bonne fin de semaine


@mitié



LADY MARIANNE 18/02/2011 17:42



un bel hommage à cet homme courageux et qui oeuvrait pour les autres pas pour se faire une place au soleil comme de nos jours
merci pour ce petit rappel - bravo
bises  Lady M


 



covix 18/02/2011 23:53



Des hommes comme ceux là, on ne peux pas les oublier, ils en on plus fait que certains... et pas seulement claquer du doigt pour faire une loi, tout mettre en oeuvre en donnant de sa personnepour
qu'elle existe...


Bises