Miroir !

Publié le par covix

 

Miroir!

 

Miroir à fleur d'eau,

Projette le vol des corbeaux,

Et celle de l'Homme en oripeaux,

Ouïr le ramage de ces oiseaux.

 

Comme prit de folie,

Tournoyant sur lui même, il est toupie,

Les bras écartés faisant de grands mouvements,

Comme les ailes d'un moulin à vent,

Ces croassements l'agace,

De même le bavardage de la pie jacasse,

Il leur préfère ceux d'un merle ou martinet,

De la fauvette, du Rubier ou sansonnet,

 

Doux rêveur l'Homme moulin à vent,

Montant sur sa barque devenant moulin à aube!

En brassant l'onde de ses mains et criant en avant,

Parodie du rameur le portant jusqu'à l'aube,

Épuisé, il sombra dans le sommeil au fond de sa barque,

Partant à la dérive sur le file du courant,

Soudain! debout, réveillé, il ce sent conquérant.

 

Embarqué sur une Réale pour un nouveau monde,

Univers des plus petits, chantants, dansants en une ronde,

L'Homme ce sentît apaisé de la douce ambiance,

Il les regardaient, heureux, joyeux tout comme eux,

Au soir, partageant la collation auprès d'un feu.

 

Allongé sur ce matelas d'herbe tendre,

Il contemplait ce monde inconnu rempli d'étoiles,

De temps à autres en passait une, flèche au ciel le fendre,

Beauté naturelle, aucune déchirure dans la toile!

Les petits compagnons avaient disparu au loin,

parti, comme apparu après les meules de foin.

 

L'Homme s'assoupi, rempli de tendresse,

L'aube le réveilla aux chants des oiseaux en ivresse,

Il prit le chemin, poussant le caillou de lieues en lieues,

S'honorant aux étoles des plaisirs du ventre et des yeux,

Continuant plus loin, vers d'autres lieus,

Espérant ce poser sous de nouveaux cieux.

 

Son long chemin, parfois, le couvrait de désespoir,

Ses congénères avides oubliaient leur devoir,

Remplient d'ingratitude, ils pillaient, brulaient la mère nourricière,

Cynisme des uns, inconscience des autres mènent à la souricière,

Ainsi sont ses pensées en voyant ces enfants dévorer leur mère!

Comportement barbare pour cette terre.

 

Il reprit le chemin, poussant le caillou de lieues en lieues,

Espérant retrouver les rondes des petits joyeux,

Une ribambelle d'oiseaux tournoyait près de lui,

En ce long parcours de jours comme de nuits,

Bien des lieues en arrières, d'autres suivent ses pas, délaissant les cupides,

Longue marche pour ces chrysalides!

Loin des mirages mercantiles,

Apparait l'arche de la sagesse fertile.

 

Miroir à fleur d'eau,

Projette le ramage des oiseaux.

 

Covix-lyon©07/05/2011

 

espoir.jpg

 

Publié dans poésie

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Commenter cet article

sumadrad 09/05/2011 18:54



ce poéme bien écrit mérite la lecture en douceur.....;comme les pensées de cet être humain qui découvre ce que la nature belle lui renvoi une belle image dans son miroir....mais il y a
aussi les mauvaises images il faut savoir les regarder en face.....amitiés
sumadrad



covix 09/05/2011 22:12



Merci du passage et pour la com.


La sagesse de l'Homme sait voir les mauvaises images, pour mieux en attirer l'attention, mais combien suivent la sagesse...


@mitié



gavroche 08/05/2011 09:07



Bonjour tres belle histoire de l'homme qui se reveille conscient de la beaute de la nature,


dommage que la realite reapparaisse!merci pour cette page.


bon dimanche amities



covix 08/05/2011 19:57



Bonsoir gavroche,


Je pense toujours à l'espoir, il y en a...


Bonne soirée


@mitié



Jj 08/05/2011 08:45



les miroirs sont des instruments de torture de l'âge !






covix 08/05/2011 19:50



Ils nous rappellent à l'ordre... 


Bisous