Pour mémoire...

Publié le par covix

4873830710 c48ec78575

   L'histoire de la république, de celle des droits de l'homme, drapeau souillé du sang de la répression des révoltes colonial depuis l'après guerre, outre la guerre d'Indochine et celle d'Algérie... deux autres tâches ensanglantées coulent sur le fronton de la maison France...

   Oublié, peux connue celle de Madagascar en 1947... fit en "tirant" dans le tas, à l'aveuglette, avec des méthodes dignes des anciens occupants nazis... lâcher des suspectes vivant depuis des avions pour terroriser la population... méthode d'ouverture de guerre psychologique... Cette répression fit près de 90000 morts... les chiffres suivant certaines source... même française varient beaucoup, l'état major parle de 89000 morts, sur 20 mois de reprise en main...

D'autres sources parlent de 30000, peut importe...enfin si je puis dire... c'est une belle ombre sur drapeau.

 

<< En date du 10 juillet 1947, le président de la République, Vincent Auriol, écrivait: «Il y a eu évidemment des sévices et on a pris des sanctions. Il y a eu également des excès dans la répression. On a fusillé un peu à tort et à travers».

Ils ont sauvé l’honneur

Albert Camus avait protesté dans un article de Combatdu 10 mai 1947. Constatant que "nous faisons ce que nous avons reproché aux Allemands de faire", il poursuivait :

"si, aujourd’hui, des Français apprennent sans révolte les méthodes que d’autres Français utilisent parfois envers des Algériens ou des Malgaches, c’est qu’ils vivent, de manière inconsciente, sur la certitude que nous sommes supérieurs en quelque manière à ces peuples et que le choix des moyens propres à illustrer cette supériorité importe peu."

Cette même année 1947, Paul Ricoeur écrivit un texte essentiel intitulé "La question coloniale" On y lit notamment :

"L’appétit forcené et souvent prématuré de liberté qui anime les mouvements séparatistes est la même passion qui est à l’origine de notre histoire de 1789 et de Valmy, de 1848 et de juin 1940.">>

 

Source: LDH de Toulon.

 

L'autre plus méconnue encore, passé sous silence, la guerre d'Algérie occupant tous les esprits. Les autorités Française muselant la presse, pas de reportage... quelques lignes supervisées...

 

La guerre du Cameroun...

 

1955-1962

 

 

Paris a livré une guerre totale aux indépendantistes camerounais, aujourd'hui dénoncée par le livre-enquête «Kamerun!»

 

Une guerre totale, pour reprendre l'expression des théoriciens de la doctrine de la guerre révolutionnaire (DGR), radicale et sans merci. La fameuse guerre des cœurs et des esprits, avec l'arsenal d'un exceptionnel dispositif de renseignement fondé sur:

le regroupement forcé de villages,

le quadrillage de la population,

l'action psychologique à grande échelle,

la chasse aux maquis clandestins,

l'exécution ciblée des dirigeants de la rébellion,

la torture érigée en arme de terreur massive.

Bilan: de 20 000 à 120 000 morts

Au Cameroun, pas une famille qui n'ait échappé à cette violence, surtout en Sanaga maritime (entre Douala et Yaoundé) et en pays Bamiléké (dans l'ouest). A l'époque, chacun est sommé de choisir son camp :

soit celui des rebelles de l'UPC, Union des populations du Cameroun, mouvement réclamant l'indépendance du territoire à partir de 1948 ;

soit celui de la France, administrateur de cet état sous tutelle des Nations unies, qui tient à garder le contrôle de son pré-carré.

Le conflit éclate au printemps 1955 par des émeutes dans les grandes villes. Sévèrement réprimées, elles poussent les militants de l'UPC à prendre le chemin de la clandestinité.

~~~~

S'il est délicat d'établir un bilan précis des victimes de ce conflit, les auteurs livrent une fourchette d'estimations :

20 000 morts pour la seule année 1960, selon le général Max Briand, chef des opérations militaires ;

20 000 à 100 000 morts entre décembre 1959 et juillet 1961, selon la revue Réalités ;

61 300 à 76 300 civils tués de 1956 à 1964, selon les archives britanniques citées par l'historienne Meredith Terretta ;

120 000 morts pour les trois années d'insurrection en pays Bamiléké, selon André Blanchet, journaliste au Monde citant une source anonyme.>>

 

Source: http://www.rue89.com/2011/01/01/cameroun-1955-1962-la-guerre-cachee-de-la-france-en-afrique-183142

 

      Silence radio sur nos antennes, seul le livre relatant ces faits historiques paru en début d'année lève un coin du voile...


Publié dans certains regards

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Gaïa 15/09/2011 15:30



Très interessant il y a pour moi des faits totalement meconnus et une fois de plus ça n'empêchera pas la France de se poser en donneuse de leçons .Le passé ne nous apprend rien pour évoluer
.C'est bien triste et nous retommbe petità petit sur la figure .Amitiés .



covix 16/09/2011 18:39



Bonsoir Gaïa,


Je crois que nous sommes nombreux en ce cas, l'histoire ed Madagascar, mais celle du Cameroun...totalement i,connue...


il y a un mur de silence plus épais que eclui de Berlin...mais il commence à y avoir des fissures...


Bonne fin de semaine


Bises



cacao 10/09/2011 14:31



Bonjour Covix ! Bravo de rappeler toutes ces horreurs. La France n'a pas de quoi pavoiser... Amitiés sincères.



covix 11/09/2011 23:19



Bonsoir cacao,


Si la répression de Madagascar ne m'est pas inconnu, les exactions je les découvrent... mais la guerre du cameroun, jamais entendu parlé...sauf depuis quelques jours, d'ou ma curiosité et
l'article...


Pas quoi d'tre fier... ne nous étonnons pas si dans certains pays d'Afrique nous sommes pas très bien vue...


Bonne fin de soirée


bises