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Le blog de covix-lyon

Souvenirs

3 Décembre 2009 , Rédigé par covix Publié dans #souvenirs



    Un retour sur des passages dans ma vie professionnel, je ne rappel plus si j'ai parlé de ce passage dans un hôpital, plus précisément dans une chambre de désintoxication, non cela n'était pas pour moi.
    En cette période où l'on fait le Sidaction, cela me rappel ce jour où dans une clinique du sud de la région parisienne, dans les années 90, j'étais en intervention pour la maintenance, il y avait un problème dans une chambre avec plusieurs lits, un des appareils  téléphoniques étaient en panne, arrivé à l'étage, l'infirmière, me dit d'une façon à me mettre en garde, d'être prudent, car la où je devais intervenir, des patients étaient atteint du Sida... j"avais l'impression, à ces propos, d'entrer dans la caverne des pestiférés! je lui pas de souci, je ferais mon travail, et j entrais dans la chambre et fit ce que j'avais à faire, je dois dire que je fut bien impressionné, par l'état de souffrance de ces personnes.
     je reviens sur l'autre, maintenant, là c'est plus anciens oh! de pas beaucoup, deuxième parties des années 80, je fut appelé d'urgence pour intervenir dans une chambre dans ce centre de désintoxication, bon jusque la je n'en savait rien sauf que mon responsable me dit que si je refuse d'intervenir on ne m'en voudrai pas, première interrogation, bon je fais le détour et vais à cet hôpital, il fait mauvais temps et suis en imperméable, j'arrive dans la salle d'accueil, suis accompagné par une infirmière, puis pris en charge, là... un arrêt.
  - Nous devons vous prévenir, le téléphone dans cette chambre ne fonctionne plus, le jeune homme qui est dedans voudrais pouvoir communiquer avec l 'extérieur, mais il y a un problème, il a un couteau en main, vous pouvez ne pas intervenir si vous vous le voulez.
 - Je le ferais, c'est mon boulot
   L'infirmier, c'est un homme cette fois ci, entre avec moi, dialoguas avec le patient, qui dans le donnant donnant fini par ranger le couteau dans le tiroir de la table de chevet, je restais en imperméable et entrepris mon travail, le jeune homme me parla, il me raconte un peu de sa vie, je l'écoute tout en remplaçant le ressort du cadran qui était cassé, cela doit lui faire un peu de bien de parler avec moi, oh! je suis un peu pris de court, et je l'écoute, un peu comme un psy, tiens, j'ai raté une carrière (lol), échange quand même quelques mots, je pouvais voir de temps en temps le personnel médical qui surveillait derrière la porte, je fit un test et l'invita à appeler une personne, ce qu'il fit, il était semble t il soulagé et un peu de bonheur passai dans ces yeux, nous parlons encore un moment, je fini par prendre congé et lui serrait la main.
    Voilà, ce sont quelques un des moments simples et forts en même temps dans mon parcours, je ne sais pas ce qui m'a pousser à poster cela mais il le fallait, je pense que la réflexion sur le sidaction n'y est pas étranger, on en parle pas assez, et ce contact avec ces malades dans le premier cas reste du coté, pestiféré, gravé à jamais en ma mémoire.  

 

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Jj 03/12/2009 13:36



je déteste plus que tout les "hommes en blanc" dans les hôpitaux, je parle hommes et femmes bien entendu.. et pourtant j'étais l'un d'eux pendant de nombreuses années....
moi aussi dans les mêmes années, j'ai eu du mal à faire comprendre que tout le monde a droit aux soins... j'étais le seul à m'occuper d'un homme en stade final du Sida.... je me rappelle de tout
de son nom, son prénom et ce regard qu'il avait pour moi, de son compagnon qui venait lui rendre visite tous les jours et l'instant de sa mort... j'étais là, à lui tenir la main !
Souvenirs également ...
Jj



covix 03/12/2009 23:32


Ce n'eszt pas un monde que j'aime particulièrement, je l'ai seulement cotoyé de par mon travail, je tire quand même mon chapeau, c'est pas facile pour eux. Instant difficile à vivre je n'en doute
pas. Mais je ne regrette pas d'avopir fait mon travail bien au contraire, c'est qu'à l'époque, on galvaudait de tel anneries sur cette maladie que cela faisait peur, tu me dira que cela n'a pas
beaucoup changé dans la tête de certains.
Bises
Bernard