Un jour d'été...

Publié le par covix

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   Belle..... comme elle belle... cette bâtisse d'un autre temps, des murs où l'on ce sent en sécurité, un toit en tuile romaine sous lequel on est bien. L'épaisseur des murs nous rassurent, protègent. Sur les rebords de fenêtre trône des balconnières d'où surgissent des fleurs rouges, roses ou blanches.... Sur les murs de chaux blanche sont collé les volets bleus fatigué par les caresses insistantes de Râ, vantaux d'un seul tenant orné d'un z sur toute sa surface, éléments de décoration mais surtout de renforcement. Le bâtiment en forme de l dans une cours dont le mur d'enceinte éloigne les regards indiscrets. Pas de portail, pourtant actuellement un tracteur et sa remorque peuvent y passer, dans des temps lointains, c'était un char tiré par une ou deux pairs de vaches. A l'angle du chais, tout comme de chaque côté de la porte d'entré principale, une treille au bon raisins blancs ou noir, juteux et sucrés.

    Cette bâtisse sur deux niveaux, ressemble à toutes celles du village, village qui ce mérite. Pas fier au pied de cette colline, mais bien présent. Le long ruban anthracite le traverse après une descente vertigineuse. Souvent traversé par les autos, vélos, motos, car, voir piétons, presque ignoré, pourtant symboliquement équidistant entre deux préfectures, l'une celle qui le régit, l'autre du département voisin.

     L'ensemble est regroupé autour de son église style renaissance, la mairie, la poste et une boulangerie, épicerie, bar et tabac.

    Puis il y a quelques corps éloignés, le moulin sur un cours d'eau, il est toujours en activité, on y porte le grain pour en retirer la farine. A environ une centaine de mètres, la scierie sur la même rivière. Rivière qui reçoit un ruisseau descendant d'un flanc suffisamment pentu pour donner de la vigueur à l'élément, eau que nous pouvons boire au creux de la main. Revenant vers le sud, à la lisière du village, des fermes, ici c'est l’activité principale.

    Le car le dépose devant la poste, par sécurité, il prend le chemin communale, jubile en voyant la fumée sortir des cheminées et ce parfum de bois qui s'en dégage, la vie est toujours présente, c'est cela qui le rend joyeux.

   Une vieille femme qu'il connait bien, elle est sur le pas de porte une gamelle à la main, comme tous les matins elle venait de donner du blé et du maïs à ces gallinacés, il la salut, elle lui répond accompagné par un sourire sur ses lèvres et dans son regard tout en ayant marquée le pas, puis entre dans la maison...

    Le soleil est déjà bien chaud, cela va promettre une belle journée, cet après midi, la moisson d'un champs les attends. les pas le portant devant la porte d'une ferme voisine, un homme mûr, à la pense bien prononcée, ce la ceinture avec une bande de flanelle très longue et de bonne largeur, plusieurs tours sur la taille, elle soutiendra son dos et le protègera d'une possible hernie. Le béret en couvre chef et une cigarette roulée ente les lèvres, "j'aime ce parfum du gris qui vient me chatouiller les narines. Gris que j'ai roulé aussi dans cette feuille de papier, fumé, il me saoulait, c'est un tabac qui portait bien son nom..."

- Bonjour Jean-Marie, comment ça va?

- Oh!... bien .... et toi.... de retour au pays

- Oui et ça fait du bien....

   La valise à la main, il finit son trajet vers cette ferme dont le portail est grand ouvert, du faite qu'il n'existe pas.

   Proche des clapiers, un homme, solide, pas ventru comme le voisin, mais bien charpenté, il donne du foin et des branches d’acacia aux lapins, le bruit des portes indiquent qu'il à fini ici et commence là.

- Téééé.... mais qu'es-ce qui arrive.... dit l'homme.

   Les deux chiens, n'ont pas aboyé, et il viennent lui faire la fête, pourtant cela faisait plus d'une année qui s'était écouler depuis sa dernière visite. Il pose sa valise non loin des clapiers, il s'embrassent, père et fils réunis dans cet effusion de sentiments. Les deux chiens demandent leurs dosent de tendresse, il les caressent jusqu'à ce qu'il ce détachent un peu. Il récupère sa valise et ce dirige vers la porte d'entrée, les gardes du corps la queue joyeuse l'accompagnent, il pousse la porte à peine fermée, pose son bagage au pied de l'escalier, entre dans la salle commune, il marque un arrêt, les souvenirs le pénètre par tous les sens, surtout celui de la soupe qui mijote sur le feu, celui également du feu dans l'âtre, le châtaignier qui éclate sous l'agression des flammes, une volaille qui grille doucement dans une cocotte en fonte. Il ferme les yeux et s'imprègne de ces effluves.

   Devant un évier de pierre, une femme, le chignon poivre et sel sur la nuque, fait la vaisselle, elle ne l'a pas entendue entré..il s'approche d'elle, lui pose ses mains sur la taille et l'embrasse dans le cou, la femme sursaute, ce retourne, essuie ses mains sur le tablier noir aux petits pois blanc. elle l'enlace, et le couvre de tendresse comme toutes les mères.

 covix-lyon©27/03/2011

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Publié dans nouvel

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gavroche 29/03/2011 10:18



Bonjour tres beau ce retour de l'enfant prodige,merci pour cette page .


bonne journee amities



covix 04/04/2011 16:50



C'est un sentiment partagé..


@mitié






Gaia 29/03/2011 10:14



Très beau texte .Combien de familles autrefois attendaient le retour improbable d'un fils parti  pour un triste destin .On sent dans tes mots la tendresse , la pudeur des sentiments .Merci
.Amitié.



covix 04/04/2011 16:49



Bonjour Gaia,


C'est un sentiment que tu résumes bien, sans oublier, l'industrie, le tertiaire qui vident les villages...


Bonne fin de journée


@mitié